La prise de poids…

Bonjour à tous !

Cela fait un moment déjà que je ne suis pas venue ici partager avec vous mon regard ou mon expérience. Aujourd’hui nous allons voir ensemble comment le corps, toujours neutre, exprime à merveille nos pensées…selon notre état d’esprit.

Je reçois nombre de patients souhaitant « perdre du poids ». Il est alors nécessaire de savoir depuis quand la prise de poids a eu lieu… La majeure partie de ces demandes est faite par des femmes. La majeure partie des personnes ont eu cette prise de poids à la suite d’un changement de poste professionnel, d’une grossesse, de la ménopause, d’évènements douloureux ( divorce, maladie lourde ou décès ).

La première chose qui me choque concerne le genre. Pourquoi plus les femmes ? Pourquoi les femmes ne se lâchent-elles pas la grappe ? Pourquoi correspondre encore (en-corps) aux diktats de la mode (qui accueille plus de diversité de profils… progressivement), aux critères supposés des formes « parfaites », celles qui seront appréciées « des autres » (hommes ou femmes confondus) ? Pourquoi se plier aux magasines qui fleurissent à chaque printemps pour tenter de culpabiliser les femmes (remarquez que les hommes en sont exempts!) à l’arrivée du soleil, des tenues plus légères, celles qui montrent et soulignent davantage le corps ? Et si ce corps était beau avec cette morphologie-là ? Pourquoi ne pas se fier à sa petite voix et d’aimer, tout simplement, ce corps ?

Mesdames, et si vous osiez vous voir belles déjà ? Et si vous vous permettiez de vous aimez telles que vous êtes déjà ? …sans attendre une perte de poids ? Et si vous vous accueilliez avec bienveillance là, maintenant ? Quelle que soit la raison de cette transformation physique, vous êtes toujours les mêmes, votre valeur n’a pas changé : elle est immuable et parfaite. Les rondeurs font le corps de la femme. C’est ça aussi être une femme. Le corps montre simplement le parcours de vie qui est le vôtre. Rien de « bien », rien de « mal » : juste « c’est ».

Tout genre confondu, je vous invite à une introspection. Observez votre corps. Réalisez ce qu’il vous permet d’accomplir chaque jour… tous les jours. Remerciez ses aptitudes : chaque membre a une fonction et le tout est harmonieux ensemble.

Un exercice pour le sentir et le « voir » autrement : toucher, masser votre corps confortablement installé, avec des huiles ou de la crème dont vous appréciez le parfum. Faites le en douceur pour sentir, les yeux fermés, sous la main qui caresse ET au niveau de la peau caressée du corps. Pensez en même temps au rôle que joue cette partie de votre corps. Sentez et remerciez ! Essayez et partagez si vous le souhaitez 😉

Voyons maintenant pourquoi le corps « a pris du poids »… Entendez-vous l’expression « j’ai pris du poids.. » dans l’entreprise,… au sein de ma famille… ? Et si c’était simplement ça : la manifestation physique liée à un changement de rôle sociétal, à une place incarnée, un rôle joué qui apporte sa plus-value au groupe ? Ne croyez pas que j’affabule : ce sont des cas fréquents rencontrés en consultation. Je comprends que cela surprenne, et pourtant rien de surprenant à ce que le corps manifeste notre état d’esprit ! Rien de neuf là-dedans ! C’est son rôle, toujours et encore ! Le corps montre que vous avez pris votre place, que vous y jouer parfaitement votre rôle comme j’avais avant…et que pourtant, vous ne prenez pas conscience de votre valeur. Si tel est votre cas, le fait d’en prendre conscience suffit à régler les choses. Remerciez le corps pour la prise de conscience qu’il vous permet de faire : vous avez toujours compté, vous avez toujours été vu(e) comme important(e) et ce nouveau poste (ou grâce au retour de votre entourage), ce nouveau rôle de mère/père, vous fait réaliser votre importance. Merci La Vie ! Il est l’heure d’intégrer cette évidence en vous… Bon chemin !

Si le travail ou la nouvelle situation familiale (arrivée d’un enfant) est source de valorisation pour les uns, il est parfois (trop souvent) source de stress. Le quotidien est vécu comme un effort permanent… et « après l’effort, le réconfort ». C’est un besoin d’équilibre qui vous fait sauter sur les aliments en rentrant de votre travail… le sucré le plus souvent…une douceur dans cette journée de « dur labeur ». C’est vraiment comme le labourage où on retourne la terre : vous avez eu la sensation d’avoir tout donné, d’être éreinté(e), d’avoir été retourné(e) dans tous les sens pour convenir aux demandes du jour, des autres. Combien je comprends le besoin urgent, presque vital, de se réconforter, de donner une autre couleur à la vie… Et si vous repensiez au « pourquoi ce job? » Qu’est-ce qui vous a amené à exercer cette profession ? Est-ce votre « art », cette évidence qui pousse à se dire par vous ? …ou juste un boulot alimentaire ? Ces questions doivent vous révéler ce qui s’est assombri en vous : vous ne voyez pas ce que vous faites là, votre travail a perdu son sens, l’ambiance y est mauvaise, voire malsaine, vous n’arrivez pas à dire « non » et vous croulez sous les dossiers, vous pensiez sauver le monde et n’y parvenez pas, vous pensiez que ce travail vous apporterait la reconnaissance de vos paires ? Loin d’être exhaustive, cette liste donne des pistes pour trouver ce qui ne vous convient plus aujourd’hui dans ce métier, ou dans cette équipe professionnelle. Rien de grave : juste à corriger !

Le but : le plaisir de jouer votre rôle pro/perso remplace la notion d’effort. Réalisez que c’est pour vous seulement que vous allez au travail. Même si vous avez une famille « à charge » vous serez le/la seul(e) à réaliser ce job chaque jour… Que préférez-vous ? Continuer de souffrir ou vivre harmonieusement ? Ne vous y tromper pas, ce changement de vie se fait à l’intérieur de vous : un autre regard sur votre rapport au travail vous apportera un autre quotidien, et au travail et dans votre vie personnel.

Si vous avez vécu le travail comme « obligatoire pour faire vivre la famille » vous en voulez surement à ses membres, inconsciemment, de vous imposer tout ces efforts pour eux. Le sacrifice n’a pas lieu d’être, la souffrance de l’un engendre rarement le bonheur de l’autre dans une famille aimante ! Écoutez votre coeur et faites de nouveaux choix professionnels. Tout travail est nécessaire dans notre société. Pensez au votre et voyez sa place dans l’alchimie humaine. C’est ça redonner du sens à sa vie. C’est accepter de voir sa place, rôle à la clé, dans le puzzle de La Vie. Essayez…

Si vous êtes entouré(e) de personnes désagréables, apprenez à voir le potentiel du meilleur en eux : ce sont justes des sages qui s’ignorent. Nous avons tous la même valeur… ne plus la voir chez l’autre nous amène souvent à ne plus la sentir en nous-même…c’est le début de la souffrance. Et si vous vous amusiez à voir tout le monde comme sage avec les « réveillés », les « endormis », les « lumineux », les « expressifs »… ? À vous de voir 😉

La prise de poids liée à la ménopause est comparable à celle des situations douloureuses précitées. Je vous invite à remarquer que l’âge dit de la ménopause correspond à la période où les enfants quittent le nid. Il n’est pas rare de voir des femmes prendre du poids autour de la 50aine et pour lesquelles la vie professionnelle devient « la retraite bientôt »… Laisser son travail qui parfois est « son bébé ». Elles ont grandi avec et craignent de ne plus « être vraiment elles » sans, de perdre leur raison d’être. C’est la notion de manque : un quotidien sans voir l’autre, sans pouvoir toucher l’autre ou interagir avec l’autre…comme s’il n’y avait plus de relation. La peur vécue à travers les changements qui s’imposent à soi (difficulté de ne plus se présenter comme une mère/père avant tout, difficulté de voir l’ami/conjoint/parent souffrir et dépérir, voire mourir…) laisse la sensation d’incapacité comme si nous n’étions pas capables de traverser cette épreuve.

Si cette situation arrive maintenant, vous êtes prêt(e)s. Vous avez cheminé, sans vous rendre compte de tout ce que vous avez glaner. Le temps qui s’invite est celui de l’intégration des gains de votre vie… et non des pertes, des manques. Un autre regard est donc possible ! Vivre ce que la relation à l’autre (enfant parti, ou être décédé) vous a apporté : est-ce l’humour qu’il vous a fait découvrir ? la beauté de la nature ? la musique, l’histoire, l’organisation logistique?…Faites-le vivre en vous, exprimez-le à votre tour et surtout à votre façon ! Voir tout ce qui est là maintenant et s’en satisfaire. Imaginez le merveilleux avec ce qui est là, tous les possibles que cela offre. Essayez…

Le deuil est une étape très douloureuse. J’en ai déjà beaucoup parlé sur le site sous différentes formes : formation par webinaires, web-émissions , informations sur les ateliers en live au cabinet ou en consultation privée. Ne grillez pas les étapes. Accueillez ce qui se présente à vous émotionnellement en vous disant : « C’est ok. J’en suis là. ». Un mot : bienveillance. Le poids représente la somme du travail à accomplir pour accepter ce qui est là. Ce n’est plus « comme avant »ni dans votre ressenti, ni dans votre réalité quotidienne. Si vous avez besoin d’aide, n’hésitez pas à contacter les professionnels : nous sommes là pour ça ! Il n’est, dans un premier temps, pas possible de se voir apte à cette acceptation. Pas à pas, entouré et en bienveillance, je vous promets que vous en êtes capable.

Le poids permet également un jeu de cache-cache, inconscient le plus souvent. C’est à la fois « je prends ma place »…plus même, et à la fois « je suis caché(e) derrière mes kilos ». C’est comme si on n’osait pas se montrer « pour de vrai » ! Juste une apparence. « Je suis là mais ce n’est pas moi que vous voyez, que vous regardez. » Demandez-vous ce que vous souhaitez cacher, protéger, fuir, enterrer… C’est avant tout de vous à vous-même ce « jeu ». « Oser être »…tout un programme !

Quoiqu’il en soit du déclencheur, réalisez que cela demande un changement d’état d’esprit. Ne plus se voir ou se définir de la même façon, pour ne plus souffrir de cette façon. Le pas de côté permet d’observer l’habitude prise, de comprendre ce qu’elle dit de soi et progressivement de la remplacer par une autre vision, plus douce et aimante : Le Sage en soi !

Connectez-vous à l’amour universel que nous sommes tous et amusez-vous à le vivre à chaque instant !

Toujours ensemble et de tout coeur avec vous,

Nicole


2 réflexions sur “La prise de poids…

  1. Je suis touchée par le soin et la tendresse, pour nous toutes, à travers ces mots vivants, solidaires et doux…il est si rare d’être « caressée » et « boostée » en même temps ainsi, de façon si précise, si lucide et si juste. Faut-il ETRE Femme !!! se connaître et NOUS connaître à ce point !!! Gratitude… Nicole. Lili.

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